Les tags servent à la base à remplacer le modèle (dépassé?) de la taxonomie, surtout là où il se révèle très difficile à appliquer. Avec l'apparition du web participatif, c'est pas facile de créer des catégories et de classer du contenu: souvent un même contenu pourrait appartenir à plusieurs catégories, selon la perspective des gens.

Puisque les internautes ont le droit de créer du contenu, autant leur faire confiance pour organiser tout cela. La "sagesse populaire" entre en jeu et ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui vont organiser le contenu avec des tags - la Folksonomy est née!

Aujourd'hui les tags ont trouvé leurs limites:

  • Les tags sont de partout, et même là où on ne veut pas les voir.
  • La sagesse populaire n'est pas infaillible, il suffit de regarder les dérives qui ont secoué Digg - un groupe d'utilisateurs organisés peuvent monter un article en première page à volonté.
  • Les tags sont souvent redondants et n'apportent pas toujours une valeur sémantique au contenu.

Mais les tags n'ont pas encore dit leur dernier mot.
Le Geotagging survitamine déjà les photos de Flickr; on peut placer ses photos sur le globe et ajouter une nouvelle valeur à leur contenu.

Certains blogueurs, comme Eric de Presse-citron, ont déjà compris que le tag est aussi un outil de représentation. Eric tente ici de récolter des données perso de ses lecteurs et de faire apparaître des tendances avec des tags...

Les marketeux auront tout de suite reconnu des concepts bien familiers... Et si on utilisait les tags pour des objectifs marketing/communication?

  • Mapper les profils des lecteurs d'un blog, avec une methode "open-ended" (pas de limitation dans le nombre de tags).
  • Analyser le contenu de sites web concurrents et le représenter en tag cloud
  • Montrer des visuels, des publicités, et demander à un public test de tagger leurs pensées en temps réel - pour voir le cheminement de leur idées, par exemple.

A vous de jouer avec un outil simple mais super puissant chez TagCrowd.