Tous les documents ne sont pas encore en ligne. Vous pouvez cependant en lire près de 350, composés pour beaucoup de rapports sur différents cas, mais aussi de notes techniques et méthodologiques ou encore de dossiers sur des phénomènes expliqués. Vous pouvez par exemple apprendre à décrypter un cliché. Avec des méthodes d'analyse faisant appel à la densitométrie, tests géométriques, dimension angulaire, analyse photométrique et tant d'autres, il est possible de déterminer la falsification d'une preuve, ou pas.

Vous pouvez également lire un bon paquet de rapports détaillés, pour beaucoup tapés à la machine et scannés. A l'époque on avait la barbe-collier, les lunettes marron et on fumait la pipe. Ca se sent dans les textes, qui transcrivent non seulement les faits, les dépositions, mais également les méthodes d'instigation, l'analyse du témoignage, la probabilité de ses dires, etc. Il ne s'agit pas seulement de recueil d'information, l'objectif du Geipan a toujours été d'analyser scientifiquement et objectivement tout ce qui entre dans l'affaire suivie. Résultat, vous ne comprenez pas tout des formules mathématiques appelées, mais les sythèses de résultats sont là pour nous aider. Et contrairement à ce que l'on attend, ce sont davantage de questions qui sont soulevées que de réponses apportées.

Guettez le ciel et scrutez le site, qui doit accueillir d'ici quelques semaines la totalité de 1600 cas analysés, de 1954 à aujourd'hui. Jacques Patenet le certifie : "aucun cas n’a été laissé de côté parce qu’il serait trop dérangeant pour une prétendue vérité officielle". La vérité, toute la vérité.