Ce jouet intrigue vraiment. D'abord il est si petit et si léger qu'on a du mal à comprendre comment un petit moteur et une petite batterie peuvent tenir là-dedans. Ensuite, une fois en vol, on se demande vraiment comment le diriger ! Car si l'altitude et l'orientation droite / gauche sont gérable par la télécommande, il n'y a pas de touche pour avancer ou reculer. En fait, cela se gère via les tours de pale : faites faire un tour dans le sens des aiguilles d'une montre à votre PicooZ et il avancera ensuite droit devant. Autrement vous pouvez augmenter son inclinaison, grâce à un mod fait maison. C'est home-made mais ça marche. A condition qu'il n'y ait pas trop de vent...

Le PicooZ est clairement un jouet d'intérieur. Mes premiers essais ont été réalisés en extérieur, et un fort vent d'ouest le poussait sans arrêt dans la même direction. Il n'est pas fait pour lutter contre les éléments, et un coup de souffle humain suffit pour le déstabiliser. Mais tel un chat, il retombe sur ses patins et son puissant petit moteur lui permet d'éviter le crash. Attendez-vous cependant les premières heures à embrasser le sol un peu vite... Les premiers temps sont en effet dédiés à l'équilibrage de l'appareil, avec des boutons dédiés. La prise en main vient ensuite, avec un sentiment de victoire immense quand, enfin, vous parvenez à atteindre le vol stationnaire. Dès lors vous pouvez commencer à tâter du gouvernail.

Mais le temps imparti reste très court. Comptez 5mn de jeu pour 20mn de charge. Si la télécommande fonctionne avec 6 piles (gasp), il vous faut recharger l'hélico assez souvent via un câble fourni. L'opération est assez simple mais le temps de jeu reste très court. Assez vite, le PicooZ perd de sa puissance et de fait, de sa réactivité. Mieux vaut éviter les crashs trop violents et remettre un coup de jus. Je rebondis d'ailleurs sur sa robustesse, très inégale : autant les pales sont d'un plastique à toute épreuve, autant la coque de polystyrène est aussi fragile qu'un Ewok. Comprenez qu'au moindre choc, des morceaux risquent de se faire la malle, ce qui peut déséquilibrer l'appareil. En deux jours, j'ai déjà dû rafistoler un patin sur un hélico, et une queue un autre. Les boules. Sur certains sites vous pouvez trouver des patrons pour fabriquer votre propre coque : why not.

Bilan : pour 29€, on s'amuse comme un petit fou en bon geek que l'on est, surtout au bureau. Mais quand on pète un bout de son hélico, on se dit que c'est vraiment de la camelote. Heureusement tout est réparable, un peu de colle, une agrafe dépliée et voilà le tout comme neuf. Niveau contrôle, c'est le minimum ; des mini-poids autocollants sont fournis pour alourdir le nez, mais ne vous attendez pas à des miracles. Et malgré tout ça, faire voler un PicooZ reste franchement poilant. Allez! Tous chez Joué Club !