Le chef des stocks est convoqué, puis le responsable périphériques. Bon, faut appeler l'usine, leur tirer les bretelles.

Après moult discussions et négociations par traducteurs interposés, LDLC obtient un lot de claviers normaux pour moitié prix, par contre les claviers vierges restent sur place. Trop cher à renvoyer, l'imprimeur local le plus proche ne perd pas son temps à coller des stickers sur des touches.

Le directeur marketing, dont le bureau situé au fond du couloir à gauche l'oblige à passer devant celui du chef des stocks pour aller se vider la vessie, entend en passant des bribes de la conversation téléphonique sans vraiment faire gaffe. Pendant qu'il se soulage, son inconscient remonte les quelques mots qu'il a saisi. Et pan, l'idée subite lui fait rater la cuvette. Pas le temps de se laver les mains, il court dans le bureau imposer au gars qu'on garde les claviers pourris. Une fois qu'ils raccrochent, leur interrogation est à son paroxysme. Messieurs annonce-t-il, Nous allons vendre ces claviers deux fois plus cher. Ce sera le clavier du geek ultime, qui connaît son environnement par coeur. Ou de la sténo un peu maso, au choix.

De joie, ils l'embrassèrent.

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